On me dit que mes propos mettant en doute les actes de résistance de Lucienne GEORGES n’ont pas été appréciés au sein du milieu des anciens combattants saviniens. Et surtout par la FNACA (orientée ☭☭☭☭). Quelle était la ligne des communistes français jusqu’au 22 juin 1941 puis pendant l’Indochine et l’Algérie ? Celle des saboteurs et des objecteurs de conscience qui voulaient provoquer la paix par la défaite. Traîtres !
Sur un champ de bataille, un soldat ne demande pas à voir la carte de combattant de son ennemi pour savoir s’il doit tirer ou pas. Adhérer à une association d’ancien combattant est un acte politique. Si adhérer en 1918 ou en 1962 pouvait permettre aux combattants d’obtenir plus de reconnaissance et la garantie de leurs droits, l’action des associations dans les années 1930 ou au XXIe siècle ressemble plus à un lobbying (une pression) réellement détestable.
La représentation des anciens combattants
Dans ma famille, ceux qui ont fait la guerre de 1914-1918, 1939-1945 ou l’Algérie ont toujours refusé d’adhérer à une association d’anciens combattants. De même qu’ils ne parlent jamais de ce qu’ils ont vécu, sauf sur leur lit de mort. Je ne pense pas que ma famille soit un cas isolé et j’affirme au vu des statistiques d’anciens combattants, que les militants associatifs ne représentent plus aujourd’hui leur génération, mais bien qu’eux-mêmes.
La politisation des anciens combattants
À Savigny-sur-Orge, elle est plus que flagrante. Entre Jean MARSAUDON qui s’entourait d’anciens héros de guerre, Laurence SPICHER qui jouait de la médaille comme de hochets à la veille des élections, Jean-Michel ZAMPARUTTI qui se servait de l’UNC et des Médaillés militaires pour boucler la liste de David FABRE, et Jean ESTIVILL qui se servait de l’ARAC comme d’une tribune politique pour passer ses messages politiques, nous avons été servis.
Guerre et socialisme
Pour la génération née dans les années 1895-1915, « le socialisme, c’est la guerre » même si MARX, ENGELS et LÉNINE l’ont toujours officiellement condamnée. Pourtant officieusement, LÉNINE était bien content de l’effondrement militaire des armées du tsar comme LIEBKNECHT du recul des armées allemandes ou Béla KUN en Hongrie. STALINE avait signé en 1941 un pacte de non-agression avec le Japon valable pour 10 ans. Que n’a-t-il fait le 8 août 1945 ?
Le cas communiste
Alors partant du principe que si les soldats refusaient de se battre et n’avaient plus de matériel pour combattre, les communistes ont saboté une partie de l’armement français en 1940 puis ils ont recommencé en 1947 en Indochine et en 1954 en Algérie. De combien de morts sont-ils responsables ? Nous ne le saurons vraiment jamais mais rappelons que traditionnellement, les actes de traîtrise au sein de l’armée se traduisent par douze balles dans la peau.
Ces actes de sabotages relevés par Wikipédia
La page du PCF pendant la Drôle de guerre cite : « à la Société d’Application Générale d’Électricité et de Mécanique (58 tubes de canon antichar) en octobre 1939, à l’usine de bougies BG en novembre 1939, accompagnés de tracts et papillons calligraphiés, aux usines Renault à Boulogne-Billancourt sur des chars en décembre 1939, à la cartoucherie de Toulouse entre décembre 1939 et février 1940, aux chantiers de constructions navales de Saint-Nazaire… » Sans oublier les moteurs d’avions Farman ni à la poudrerie de Sorgues, aux établissements Weitz à Lyon, à la SOMUA (Chars) à Vénissieux, à la Compagnie générale de construction à Saint-Denis, à CAPRA à Courbevoie…
En Indochine et en Algérie
L’ennemi était communiste en Asie. On mettait alors en commun les plans d’opérations ou de ravitaillement des armées françaises ce qui vaudra plusieurs embuscades et escarmouches qui feront plusieurs centaines de morts. En Algérie, les communistes étaient de bons poseurs de bombes notamment pendant la Bataille d’Alger (regardez Arte, ils y témoignent à visage découvert). Forcément, on se méfiait moins des Français blancs que des arabes autochtones !
Le déni de réalité des anciens combattants
Lorsqu’on écoute leurs discours, les associations d’anciens combattants développent le discours « Plus jamais cela. Aux jeunes de vivre en paix« . Si l’Union européenne a achevé la paix entre la France et l’Allemagne, la situation est dramatique vis-à-vis de l’Algérie, et surtout des jeunes Algériens en France dont les ressentiments n’ont jamais été aussi forts. L’Algérie de 1962 (85 % d’alphabétisés) n’est pas celle de 2015 (entre 78 et 86 % d’alphabétisés).
Du devoir de mémoire
Pour les anciens combattants, les jeunes sont des vecteurs qui doivent véhiculer le message de la paix. C’est une réalité difficile pour tous, notamment pour ceux qui n’ont pas vécu la guerre autre que le terrorisme, et encore plus pour les chrétiens pour qui c’est une valeur fondamentale. Mais la mémoire du sang de nos sacrifiés ne peut être un devoir, particulièrement pour des jeunes dont les grands-parents n’étaient pas toujours de notre côté.
Guerre et paix
Peut-être que les anciens combattants des années 1930 ne se seraient pas autant opposés à la guerre que les Français se seraient préparés et auraient gagné en 1940 ? Peut-être qu’on arrêterait de développer un discours lénifiant du pacifisme (parce que la guerre, c’est mal) qu’on aurait pas Daech en Syrie et en Irak ? Sûrement que la guerre des conscrits (30 mois) en Algérie n’est pas la guerre des légionnaires en OPEX ? La France est en guerre avec Daech !
La commémoration du 19 mars
Maire de Savigny-sur-Orge, je supprimerai cette cérémonie. Notre ville honorera les combattants de l’Afrique-du-Nord le 5 décembre, et arrêtera de se féliciter d’une défaite militaire (alors que les fellaghas avaient pourtant été vaincus entre 1960 et 1962) suivi du lâche abandon de tous ceux qui avaient fait confiance à notre pays, et notamment les Harkis. Cessons donc de nous glorifier d’une des plus sale tache honteuse de notre Histoire.
Honorer réellement nos morts
À Savigny-sur-Orge, je me sens insulté lorsque Jean ESTIVILL lit un discours dans lequel il affirme tout du long, je vais caricaturer, que les Français sont bien cons d’être partis se battre. D’abord, il ne me semble pas qu’ils avaient d’autre choix. Ensuite, pourrait-on avoir un mot pour ceux qui y sont restés et les autres qui en sont revenus, qui ne soit pas que négatif ? Je ne comprends pas que personne ne se plaigne de cela et laisse les marxistes dominer le discours.
Le service national
Il est certain qu’il manque un creuset à destination des jeunes pour constituer la Nation française. J’ai la faiblesse de croire, connaissant les difficultés économiques de mon pays, qu’il vaut mieux que l’école soit ce creuset et que l’argent investi dans nos armées aille plutôt à la modernisation des équipements qu’à ce que des officiers jouent le rôle de pères de substitution pour (caricature) des gamins non-éduqués pour un père absent car divorcé.
Je respecte les anciens combattants par rapport à ce qu’ils ont fait pour notre pays. Je leur demande simplement de ne pas faire de politique, y compris municipale. S’ils veulent agir comme un groupe de pression politique, alors je trouve normal de les combattre.
Je respecte les actions de Lucienne GEORGES peu importe le moment de la guerre au cours duquel elles ont eu lieu. Je relaye simplement l’idée qu’elles n’ont peut-être pas été aussi brillantes ou aussi importantes que ce que l’historiographie veut donner à voir ou à lire.
Je respecte tous les patriotes qu’ils soient militaires ou civils. Je suis Français de droit du sang, de par ce sans que mes aïeux ont versé pour ce pays. Je suis Français de droit du sol, de par ce sol que le sang de mes aïeux a abreuvé.
Peut-être que le moteur qui a incité Lucienne GEORGES à passer à l’acte fut le Parti communiste français ? Peut-être qu’en pareil cas, si j’avais ce même courage, mon moteur ne serait pas que la libération et la gloire de la France ? Peut-être même serait-il un motif religieux ?
Mais peut-être aussi que les idéologies politiques ou religieuses sont de mauvais moteurs pour entrer en guerre ? Si au final, ce sont les résultats de l’action que nous voyons de notre prisme, peut-être faut-il regarder quels ont été les moyens mis en œuvre pour y arriver…
Dans le devoir de mémoire, il y a aussi la mémoire de la Collaboration et de comprendre comment les communistes ont-ils pu changer de ligne en 1941. Il y a encore de regarder pourquoi certains ont choisi la Milice (une partie de la réponse) ou de ne rien faire.

Laisser un commentaire