Si le collectif Sauvons l’enfance de Savigny (SEDS) existe encore pour ses six mois (13 avril), il connut bel et bien son acmé à ses débuts lorsqu’il était capable de mobiliser des centaines de personnes. Depuis, il vivote avec la vingtaine d’infatigables membres actifs qu’il lui reste, cherchant désespérément à rallier à sa cause tous les déçus de MEHLHORN tout en ayant oublié le but de sa constitution : sauver l’enfance.
Mais que MEHLHORN ne se réjouisse pas de trop. Tant que je serai là, je continuerais de me faire un devoir de relever et de combattre tous ses manquements aux lois de la République. Et mieux que cela de le faire dégager en 2020. Car aussi parce que je suis de droite, j’en ai marre de la prostitution permanente de la majorité municipale : un coup une politique au centre, un coup une politique à l’extrême-droite. Cette « droite » n’est même pas productiviste…
Une déception personnelle : les Saviniens sont leurs propres fossoyeurs
Les Saviniens sont des petits bourgeois dont la principale préoccupation est la conservation de leurs finances personnelles. J’écris cela mais je ne le pense pas un instant : on leur augmente leurs impôts et on leur réduit leurs services publics et ils s’en moquent. Ce sont des moutons à qui on peut faire avaler n’importe quoi. Il y a eu deux vraies semaines de mobilisation pour ses combats et puis chacun est rentré chez soi… Trop peu d’altruisme, trop peu d’ambition…
La lâcheté de la population
Si en avril, beaucoup ont été choqué des agissements de la majorité municipale, la plupart se sont soumis progressivement par clientélisme. Le forum des associations en a été la plus belle preuve : ils sont beaucoup à s’être aplatis devant MEHLHORN. Aussi « cons » (pour citer DALADIER) que les Français de 1938 se réjouissant de la paix préservée, les Saviniens s’imaginent se mettre à l’abri dans l’ombre du puissant. Reparlons-en au budget 2016.
Le refus du durcissement du mouvement
Dès le départ, le collectif s’attendait à une meilleure considération de MEHLHORN et refusait d’enregistrer les conversations ou de lui faire signer des revendications ou des engagements. Ils ont mis deux mois à prendre la mesure du terrorisme intellectuel pratiqué à Savigny. Deux mois de trop, et le collectif continue de vouloir jouer au gentil et de s’émerveiller de rencontrer le Préfet ou le ministre. Qu’il commence par admettre faire de la politique…
La question de la couleur politique
Si chacun est écouté au collectif, tous ne sont pas entendus. La mentalité y est très à gauche et cela se ressent dans les publications. J’ai beau essayer de convaincre les membres de ce collectif que 68 % des Saviniens ont voté à droite (en considérant les voix du FN comme étant de droite), ils n’intègrent pas cette idée… De fait, ils préfèrent des services publics à des investissements d’avenir. Je comprends dès lors qu’ils ne soient pas suivis par la majorité.
Le hors-sujet facile
Dans une quête de tout ce qui pourrait gêner MEHLHORN, le collectif s’est perdu. Il développe beaucoup d’idées que je juge intéressantes mais il refuse de les étudier. Il perd plus de temps à réinventer en façade une démocratie directe (même si c’est très intéressant) et à se chercher des alliés qu’à agir intelligemment. Combien de documents sont préparés et n’aboutissent jamais ? Combien les querelles d’égo (à commencer par le mien) sont pesantes !
La question Grand-Vaux
Le collectif a cru devoir travailler sur la question de la rénovation de Grand-Vaux et s’immiscer dans la politique de la Ville. Je pense que c’est une erreur car le quartier de Grand-Vaux est au cœur d’un jeu politique complexe, entre certains habitants qui misérabilisent leur quartier pour en jouer les sauveurs et d’autres politiques qui s’imaginent en récupérer les voix. À moi, on m’a dit que je n’étais que des Gâtines donc que je ne pouvais rien comprendre au quartier…
L’absence de vision réellement collective
Au sein du collectif, quelques personnes agissent pour ce qui ne les concernent pas directement, à commencer par votre serviteur et quelques jeunes retraités. Mais finalement chacun n’est motivé que par ce qui le touche directement. Et lorsque les structures ferment les unes après les autres, alors chacun s’en va. Alors voyant cela, certains accusent d’échec l’action du collectif et il devient un « objet du passé » qui s’enfonce mois après mois.
Pourquoi alors une si forte mobilisation en avril ?
Simplement parce que beaucoup se sont sentis floués d’avoir voté MEHLHORN au second tour des élections départementales. En réalité, comme ils se foutent ordinairement de la politique, ils sont partis du présupposé que MEHLHORN serait toujours mieux que le FN (bien aidés en cela par des incultes du genre de Pierre GUYARD qui n’ont rien compris à l’alternance). Peut-être que la prochaine fois, ils finiront par voter blanc ? Je pense plutôt qu’ils n’iront pas.
Vraiment, il est temps que le collectif se réinvente s’il ne veut pas que ce requiem devienne un éloge funèbre. Mais pour cela encore doit-il accepter de modifier ses orientations et, au lieu de ressasser le passé, se tourner vers un réel avenir ? MEHLHORN recommencera : est-ce qu’on sauve ce qui peut encore l’être et l’on empêche un nouveau 13 avril ? Ou est-ce qu’on part hiberner et on recommence en 2016 ? Mes amis n’ignorent pas où vont mes sympathies.


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