Ce 27 juillet 2015, la démocratie a encore fait un grand pas en avant en Essonne. Alors que les conseils municipaux des cinq villes concernées ont rendu très majoritairement (74,8 %) un avis défavorable au départ de Paray-Vieille-Poste (20 millions de recettes) et à l’entrée de Viry-Châtillon dans la CALPE, le Préfet Bernard SCHMELTZ ne les a pas écoutés.
Prenez 127 000 personnes et demandez leur d’élire des représentants. (Parce que la démocratie directe et consulter les citoyens par rapport à leur agglomération, ça va deux secondes, il y a des élus indemnisés pour cela). Qu’ils disent blanc ou qu’ils disent noir, qu’ils disent blanc et noir, le Préfet ne les écoutera pas et ne dira même pas gris mais ce qui l’arrange.
Mais il faut un prétexte pour pouvoir nier la décision des élus, alors le Préfet a pris l’avis de la commission régionale de la coopération intercommunale (CRCI) composée de 84 membres dont seulement deux connaissent quelque chose de notre territoire (Robin RÉDA et Laurent SAUERBACH). Ainsi quel qu’ait été leur avis, à deux, ils n’auraient pu l’emporter.
Mais que l’on se rassure, aucun amendement n’était proposé pour un autre visage de la CALPE en 2016. Donc M. RÉDA en Conseil municipal de Juvisy fait connaître son opposition à cette modification de périmètre parce qu’il n’y aurait pas de condition suffisante, après l’avoir approuvé à la CALPE s’il y avait les conditions suffisantes et l’accepte finalement sans broncher, alors qu’aucune réelle condition suffisante n’était alors apportée…
En effet, rien ne garantit que le Préfet de région n’ait pas changé d’avis entre le 10 juillet (jour du vote de la CRCI) et le 27 juillet (jour auquel il a pris son arrêté). Alors lorsque je m’indigne auprès des autorités compétentes, on me renvoie toujours que la CALPE était d’accord pour cette modification de son territoire qui a été approuvé à l’unanimité des présents (dont FN).
Le champ est désormais libre pour les communes essonniennes finalement concernées d’adopter sans broncher le Grand Paris. Oubliées les raisons qui pouvaient faire refuser l’entrée de Viry-Châtillon dans la CALPE (je pense économiques et financières). De toute façon, nos élus n’avaient pas justifié leur refus de Viry… Politique spectacle qui creuse le fossé avec les citoyens.
Maintenant, nos bons amis politiques s’imaginent élus du Grand Paris avec une indemnité supplémentaire confortable. Sauf qu’ils ne pourront rien décider lorsqu’on voit qu’ils ne sont déjà pas capable de se faire entendre sur la modification du périmètre de la CALPE. C’est pas grave car l’État ne leur demandera de toute façon pas plus. Technocratie, nous voilà.




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