Dans ma culture judéo-chrétienne et sans tout rattacher à Samson et Dalila, les cheveux sont un canon esthétique, symbole de virilité. Voilà deux « qualités » auxquelles je ne pourrais plus prétendre ayant commencé à perdre une quantité anormale de cheveux à 22 ans (200 à 250 par jour dans mon cas en décembre 2013 – 60 à 100 pour une personne saine) et commençant à me dégarnir depuis deux mois soit à 23 ans.


Docteur Internet que j’ai donc consulté en premier, puisqu’à Savigny-sur-Orge (Essonne), il vous faut plus de trois mois pour prendre rendez-vous avec un dermatologue, me diagnostiquerait une alopécie primaire. Donc une perte de cheveux génétique contre laquelle on ne peut rien. Emballé, c’est pesé. Dans quelques années (une dizaine), je n’aurais probablement plus rien sur le haut du crâne. Et cela m’attriste beaucoup. Adieu ma jeunesse, cela est irréversible.
Comment s’en rend-on compte ?
Dix-huit mois avant le début du dégarnissement, mon coiffeur me fait remarquer que ma masse capillaire a fortement diminué (les cheveux lorsqu’ils repoussent sont moins épais). je n’y prête pas attention. Puis quatre mois (M + 4) après cela je commence à perdre des cheveux en me les lavant. Il reste sur mes mains en se collant sur les doigts et à la pointe de l’avant bras. Sinon sur le revers de ma main. Voyez en images, je ne cache rien de mon intimité.
Puis après un an (M + 12), je commence à faire tomber des cheveux un peu partout et en permanence. Il suffit que je passe ma main dans mes cheveux pour en ramener deux ou trois. Et enfin à un an et quatre mois (M + 16), je commence à me dégarnir, et là à me bouger pour consulter. Mais quel que soit le temps que j’attende, si c’est vraiment génétique, je n’y peux rien. Je me suis malgré tout mis au Minoxidil® en attendant et au cas où.
Les hasards malheureux de la génétique
Dans ma famille paternelle comme dans ma famille maternelle, il y a dans les deux cas un grand oncle qui a commencé à perdre ses cheveux jeune et n’avait plus grand chose vers 40-50 ans. Ce sera donc probablement mon cas. C’est malgré tout rageant quand la plupart des gens de votre famille sont à Norwood IVa et que votre ascendance directe ne souffrait pas de cela. mais qu’y peut-on ?
Des plaques roses et blanches à l’endroit des pertes
j’ai toujours eu le cuir chevelu squameux et gras (merci pour les détails). On ne le voit pas bien sur la photo mais l’endroit des pertes commence toujours par me gratter anormalement (ce qui fait que j’arrache aussi des cheveux). Il dévoile ensuite une plaque rose et blanche, ce qui m’a laissé penser à une dermite séborrhéique, même si je ne pense pas parce que j’en aurais alors ailleurs sur le corps ou sur le crane. Aucun shampooing n’y a jamais rien changé…
Quand cela tourne à l’obsession
Depuis deux mois donc, je ne peux plus m’empêcher de regarder les lignes de cheveux des gens pour comparer avec les miens. Puisque seulement 20 % des hommes seraient dans mon cas, je cherche désespérément des jeunes plus avancées que moi pour relativiser mon malheur. Maintenant, lorsque je pense à une personne homme, je pense aussi à son stade d’avancement sur l’échelle de Norwood… Alors je multiplie mes activités pour ne pas y penser.
Est-ce une conséquence de mon style de vie ?
Je me suis interrogé : est-ce ma haine de SPICHER-BERNIER ou de MEHLHORN, politiciens incompétents et ennemis de le démocratie qui pourraient me faire tomber les cheveux ? SPICHER-BERNIER a bien accéléré le cancer de Jean-Claude CAILLEAU par toutes les vexations qu’elle lui a fait subir. Mais je ne pense pas tout comme le don du sang qui m’épuiserait. Je ne suis pas non plus convaincu que mon style de vie qui reste assez banal soit responsable de cela.
Les compléments alimentaires sont inefficaces
Je fais malgré tout des cures de tout un tas de truc : des vitamines, des minéraux (fer, zinc, magnésium), des oligoéléments. Mais cela ne change rien, même si psychologiquement, j’ai l’impression de perdre un peu moins de cheveux certains jours (en réalité lorsque j’ai bien éliminé ceux qui étaient morts le jour d’un lavage ou le lendemain de cette toilette). Pourtant paradoxalement, le magnésium m’empêche de me concentrer et me fait oublier des mots.
Cela peut-il en affecter ma carrière politique ?
À ce jour, j’écris que je serai l’anti-GUYARD donc que je m’arrêterai après cinq ou six défaites, soit assez tôt pour que cela ne se voit pas : (législatives de 2017, sénatoriales de 2017, municipales de 2020, sénatoriales de 2020, au pire départementales de 2021). C’est en tout cas ce que j’écris aujourd’hui mais je ne sais pas encore ce que je ferai à 30 ans. En tout cas, je ne manquerai pas de cacher mes cheveux comme me l’a appris à faire mon ennemi GUYARD.

Bon ben la vie continue, mais je suis mélancolique, écrivons nostalgique, à l’idée de vieillir tout d’abord et ensuite de perdre une partie de moi-même que je ne veux pas perdre. J’aurais aimé un jour avoir une belle chevelure blanche. Enfin, c’est toujours mieux de connaître cela car cela prouve que je suis encore en vie. dans l’Antiquité, lorsque la moyenne d’âge était à 25 ans, cette perte était un luxe… Comme vous voyez, je relativise comme je peux. Life is live (en rockversion).





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