À Savigny-sur-Orge, la municipalité de Jean MARSAUDON avait fait le choix d’honorer la mémoire de plusieurs combattants en donnant leur nom à des parcs publics : André-Séron (général) dans le Sud de Savigny et Jean-d’Hers dans le Nord. Aujourd’hui, la municipalité s’en contrefiche au point de ne même plus remplacer leurs plaques lorsqu’elles sont dégradées. Honte à eux qui parlent pourtant de « devoir de mémoire« .
Par ce geste, ils nient l’identité de la France, abreuvée et forgée dans le sang de ceux qui sont tombés pour l’idéal qui nous permet de vivre en liberté aujourd’hui. Qui aujourd’hui serait capable de faire ce que ces hommes ont accompli ? Cet abandon volontaire participe à la déconstruction de l’identité française. Elle place de facto les complices de cette attitude comme des traitres, des ennemis de la vraie France, des ennemis de la Nation.
Qui est le capitaine Jean d’HERS ?

Le capitaine de gendarmerie Jean D’HERS est un combattant de la seconde guerre mondiale. Refusant la défaite de 1940, il est volontaire de la France libre et devient chef de la résistance armée aux Japonais dans l’Ouest de la Cochinchine (actuel Vietnam).
Le 18 mars 1945, il tombe au combat en s’opposant avec la quinzaine de membres qui composent son unité à 200 soldats japonais. Il avait 34 ans et laisse 7 enfants. Jean d’HERS est Compagnon de la Libération, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 39/45.
Il est le père de Simone BEZER qui fut conseillère municipale de Savigny (1983-2001) et fidèle amie, présidente de mon association de financement lors des élections municipales de mars 2014. Elle subit ici le fait de m’avoir soutenu et je lui en demande pardon.
Une vengeance politicienne
Lorsque les deux plaques du parc ont été taguées, là aussi par des cons qui auraient un peu plus filé droit sous l’Occupation, s’ils n’avaient pas eux-mêmes collaborés pour assurer leur situation, une première plaque a été retirée. La deuxième a été laissée de manière à permettre l’identification du parc. Quatre ans après, nous attendons encore que la première soit changée.

La continuité d’une nuisance politicienne
À partir du moment où Simone BEZER a rendu public son soutien au mouvement Vivons Savigny autrement, Mme SPICHER n’a pas manquée de lui faire différentes crasses. À commencer par les contrats de l’entreprise Unisson (entreprise savinienne de location de matériel d’éclairage, audio, vidéo…), géré par son fils Philippe BEZER, qui n’ont mystérieusement pas été reconduits entre 2013 et 2014.
La Ville et la CALPE ne sachant pas qui fait quoi
Après le départ de Laurence BERNIER, Éric MEHLHORN ne s’est pas montré plus combattif ou plus volontaire. Il n’aime pas qu’on compare sa politique à celle pratiquée par un dictateur totalitaire (comme durant le régime de l’Allemagne nazie) mais il n’est pas pressé d’honorer ceux qui ont combattu le totalitarisme. La Ville a enfin répondu à Simone BEZER en lui disant que c’était désormais à voir avec la CALPE… Depuis, plus rien alors que l’agglo est informée.
Quelle est la responsabilité des Daniels ?
Daniel COURTIN, ancien conseiller municipal délégué aux Anciens combattants et au Devoir de mémoire (obligés de vous souvenir), n’a rien fait par fidélité à SPICHER-BERNIER. Daniel GUETTO n’intervient pas parce qu’il s’en fout. Il ne sait même pas écrire « combattant ».

GUETTO voulait juste être adjoint aux affaires sociales. Il faut se souvenir de ses éloges de SPICHER en 2009 lorsqu’elle l’a nommé Maire-adjoint. Certes, ce n’était que le développement durable (et il ne fera pas grand chose) mais il était heureux.
Jusqu’à la campagne de mars 2014, il me paraissait une bonne personne, engagée avec conviction, il avait fait un bon rapport sur l’incendie du boulodrome en septembre 2013… Un bon suiveur, un des seuls qui tenait la route à l’UMP. Et puis non !
Promu, il a ainsi pu régler ses comptes avec l’épicerie sociale qui fermera très probablement à la fin de l’année, au grand dam des 1600 et quelques Saviniens qui la fréquentaient chaque année. Mais il doit certainement ignorer les conséquences de ses décisions.
Parce qu’en faisant cela, c’est aussi le Secours catholique de Savigny qui perd une partie de l’aide alimentaire en produits frais qu’elle recevait de l’épicerie sociale afin que les invendus du mardi soient distribués le mercredi. J’en suis désolé pour tous les bénévoles engagés.
Parce que l’épicerie sociale thésauriserait de l’argent (environ 30 000 €). C’est faux, ils ont de l’épargne parce qu’ils auraient reçu un héritage. Maintenant, je comprends parfaitement qu’ils ne les claquent pas d’un coup, faut voir comment la mairie gaspille l’argent public.
Voilà donc à quoi se résumera son bilan : chevalier de l’austérité sociale. Non, j’oublie qu’il se félicite régulièrement, avec MEHLHORN, du nombre de dons du sang sur la Ville, comme s’il y était pour quoi que ce soit. Il reçoit des médailles pour la Ville, grand bien lui fasse.
Jean MARSAUDON avait le respect de nos militaires. Il siégeait à la commission de la Défense nationale et des forces armées (à laquelle je postulerai si je suis élu député en 2017). Il n’aurait jamais toléré cela de son vivant et il mettrait sûrement des claques s’il revenait.
Du sectarisme dans le « devoir de mémoire »
À Savigny, on aime beaucoup le Devoir de mémoire. Les jeunes apprennent à se souvenir sans connaître l’Histoire, les personnes, le contexte. Parfois, leurs ancêtres étaient dans l’autre camp. Mais à Savigny on ne se souvient pas de n’importe qui. Par exemple, le 24 août, on ne se souvient que des héros qui sont tombés, et uniquement face à l’ennemi. Robert LEUTHREAU, qui se tue le 27 août à l’entrainement, mais qui était là le 24, on en a vraiment rien à faire.

Pourquoi un tel problème avec l’armée ? Un peu de psychologie de comptoir
Je pense qu’il faut regarder les maires récents de Savigny pour en avoir une petite idée. L’armée est indissociablement liée à l’identité. André CORVISIER affirmait d’ailleurs que « l’Histoire de France est indissociable de son histoire militaire« . Le droit du sol est la conséquence du sang versé par ceux qui se sont battus pour l’agrandir. Le droit du sang est la conséquence de ceux qui sont devenus Français en versant leur sang pour notre idéal commun.
Laurence SPICHER-BERNIER a toujours eu du mal à cacher son mari qui un coup se faisait appeler Bernard BERNIER et la fois suivante Hocine BEN BACHIR, lorsqu’il fallait créer une entreprise par exemple. Puisqu’en France, la dernière coutume en vigueur permet d’appeler une femme du nom de son mari, il n’est pas incohérent d’appeler LSB, Laurence BEN BACHIR. Et pourtant, elle n’a jamais mis ce nom en avant. Pourquoi ?
Éric MEHLHORN n’a jamais caché que son père était de nationalité allemande. Pourtant à Savigny, vous trouverez toujours des militants des républicains qui vous diront qu’il est alsacien. Il n’a pas réagi lorsque je l’ai assimilé à un « branleur » mais il a fait appel à l’avocat de la commune lorsque j’ai évoqué l’Allemagne nazie dans un article. Je pense donc que ces personnes ont un problème identitaire latent.
De fait, j’émets l’hypothèse que les atteintes régulières de la municipalité au respect et à la mémoire de nos soldats tient du fait que les édiles saviniens seraient mal assurés dans leur conviction identitaire, d’où un rejet de l’armée française et de ce qu’elle représente.


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