Ce qui est intéressant avec le collectif « Sauvons l’enfance de Savigny » est que ses membres portent un regard neuf sur nos institutions démocratiques qu’ils ne connaissent pas. Ainsi, je ne suis pas le seul à remarquer que Robin RÉDA est autoritaire et pas toujours compétent sur les dossiers qu’il gère. Que l’on se rassure, François GARCIA, l’ancien président, n’était pas tellement meilleur.
Dans le cas de Robin, c’est avant tout de la mesquinerie (d’où mon jeu de mot assez nul avec une rime pauvre « Robin le mesquin ») d’une droite qui se goinfre tant qu’elle peut avant de perdre la place quand elle aura trop dégoûté ses électeurs. Tout ce qui est mal, c’est la gauche depuis 15 ans, tout ce qui va mieux, c’est la droite… Enfin, ce n’est pas à mon avis ce que l’Histoire nous dira quand Robin sera devenu député et aura abandonné la CALPE…
1. Les élus se protègent du public
Quelle n’est pas ma surprise en quatre ans de conseils de voir pour la première fois des barrières séparant le public et les élus. À Savigny, c’était rouge sous SPICHER et bleu sous MEHLHORN. Ici, c’est vert fluo. Interrogé, le conseiller communautaire Francis SAINT-PIERRE (Juvisy) confie que c’est par peur de débordements du collectif qu’elles ont été installées. Le collectif ne s’est pourtant jamais montré violent.
2. La démocratie est confisquée
Dur si vous êtes un vidéaste citoyen qui désire retransmettre les conseils (parce que la CALPE n’a que les moyens de filmer les vœux de Robin mais pas les conseils communautaires, « on n’est pas au conseil général », comme dirait MEHLHORN…). Il faut dire que si Robin a besoin de 4 techniciens en régie pour gérer les lumières et le son à sa réunion « Demain la CALPE »; évidemement, ça créé des trous dans le budget…
3. Pour filmer l’opposition, il faut venir avec son sécateur
Dans le nouvel espace réservé au public, il y a un seul angle qui permet de filmer correctement les élus. Sauf que s’il vous prend l’idée d’y poser votre caméra, vous ne pourrez pas voir les visages des conseillers communautaires de l’opposition, car le personnel de la CALPE n’a rien trouvé de mieux que de mettre une superbe plante verte dans l’angle de film. Vous avez dit mesquin… J’appelle cela anti-démocratique, mais tel est le visage de la « droite » essonnienne…
4. Le dircab de RÉDA, Bertrand GUILLERM, fait la Police de l’Assemblée
Bébé DELAHAYE qui finira maire d’une petite ville de l’Essonne s’il reste sage (comme avant lui sont sortis de Massy beaucoup de bébé MÉLENCHON), est missionné par RÉDA pour imposer le calme dans l’Assemblée. Si jamais quelqu’un bouge, il arrive au galop et tente gentiment de raisonner la personne. J’ai bien aimé la manière dont Sylvie CLERC l’a remis à sa place, car GUILLERM manque d’un argumentaire idéologique développé.
5. Le public porte des revendications
Dans un public type de conseil de collectivités, il y a 4/5e des gens qui sont d’anciens élus ou de futurs élus qui commentent le cirque et comptent les points. Et puis 1/5e de citoyens qui s’intéressent sincèrement à ce qui se passe. Quand tout va bien, il n’y a personne ; les gens écoutent et puis s’en vont. Quand ça ne va pas, ils expriment leurs mécontentements. À Savigny, ils ont des raisons d’être mécontents…
La CALPE est l’exemple-type de la collectivité qui ne fonctionne pas et se révèle coûteuse pour la démocratie. Brigitte VERMILLET, lorsqu’elle y était opposée, l’avait plutôt bien dénoncée. Aujourd’hui, elle en fait partie et ne se plaint plus de l’agglomération. Pourtant la CALPE sous GARCIA ou la CALPE sous RÉDA n’est qu’un monstre administratif et dépensier. Au final, c’est une technocratie dans laquelle les fonctionnaires font la Loi… Triste.







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