Je vis dans un pays qui respecte la Convention européenne des droits de l’Homme : Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. (article 10)
Je suis journaliste de formation et de profession. J’essaie de faire mon travail du mieux possible. Souvent, je critique mes collègues et je dénonce la cosanguinité de la corporation. Mais comme eux, je me fais aussi souvent traité de « journaleux« , « journalope » ou « journapute« .
Qu’on rentre dans la gueule des journalistes lorsqu’ils ne font pas ou lorsqu’ils font mal leur travail est une chose, qu’on les empêche de faire leur travail en est une autre. Je ne parle pas des journalistes emprisonnés dans un certain nombre de pays…
Toujours est-il que si une personne physique souhaite attaquer quelqu’un en Justice, je le conçois. Une personne morale, je ne suis pas d’accord et je veux encore dénoncer toutes les lois à commencer par PLEVEN qui permet à des associations de se constituer partie civile.
Une entreprise (comme une collectivité) qui n’a rien à se reprocher est capable de prouver grâce à la transparence que tout ce qu’elle fait est bien. En France, la fraude patronale nous coûte 20 milliards € par an (déficit de la sécu = 9,7 milliards €).
Qui ose encore nous parler d’espionnage industriel ? Lorsque le groupe DASSAULT va se prostituer, pour parvenir à vendre quelques avions, et céder ses brevets à l’étranger, en plus d’assurer les nouveaux avions qui seront construits par ceux qui auront nos brevets…
Oui, l’espionnage industriel est condamnable mais il faut encore prouver qu’il a eu lieu, et que ce sont des journalistes qui en sont à l’origine ? Actuellement, combien d’affaires d’espionnage ont été attribuées à la presse, depuis la fin du bloc soviétique ? Surtout chez les PME ?
En censurant la presse économique, nous laisserions ainsi la voix libre à une doxa capitaliste ultra-libérale qui nous vendrait l’accumulation de richesses, à n’importe quel prix -Monsanto bienvenue-, comme but ultime de notre vie.
Ainsi, les entreprises pourraient faire ce qu’elles veulent dans la plus grande impunité. Les juges feraient et déferaient l’information. Les journalistes, dont les médias soumis à la publicité et dépendants d’eux, seraient condamnés à payer des millions d’euros.
Ici aussi, quelle a été la concertation ? Ce texte ne serait-il pas passé sans réaction si le Monde ne l’avait pas dénoncé ? Il est temps de défendre l’information libre, objective, impartiale et neutre des enquêtes journalistiques. Suivez le lien : Change.org

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