Au courrier de ce midi, j’ai encore reçu une lettre de l’établissement français du sang, mais cette fois, ce n’était pas pour me dire que j’étais (encore) anémié – plutôt que mon taux d’hémoglobine se situe entre 12,4 et 13 g/dL- mais pour me donner un joli diplôme inutile qui me donne le droit au port d’un insigne, comme un franc-maçon. Et s’ils utilisaient plutôt leur argent pour autre chose que de la communication ?
Il y a un truc qui va falloir qu’on m’explique, c’est que comment, en ayant commencé de donner mon sang à 18 ans (mon premier don accepté date de mémoire d’octobre 2010), je puisse n’en être qu’à dix dons, après toutes les fois où j’ai filé du sang total, sinon des plaquettes ou du plasma… À moins qu’ils ne retiennent pas les dons où l’hémoglobine est trop faible ? Et comme je n’assimile pas le fer, quelque soit ce que je mange…

Car l’article 2 du fameux arrêté ministériel du 2 mai 2002 (que ne ferait pas un ministre socialiste de la Santé pour améliorer son bilan cinq jours avant de quitter le pouvoir, pour dix ans ?) dit que: « Chaque établissement de transfusion sanguine comptabilise les dons de sang effectués par les donneurs inscrits auprès de lui. Tout prélèvement bénévole et anonyme réalisé par un établissement de transfusion sanguine, quelle qu’en soit la forme ou la nature, est inscrit comme un don.«
Un problème administratif
Réflexion faite, il y a bien un problème. Ma deuxième carte de donneur délivrée le 23 décembre 2013 indiquait déjà 14 dons. Regardez par vous-même… Tout cela ne fait pas très sérieux. Alors comment ai-je pu perdre 4 + potentiellement 5 dons (ayant essuyé deux refus de don en septembre 2014 et en janvier 2015) ??? Ah, l’informatique et son réseau…

Anecdote ferrugineuse
Pour connaître la capacité de régénération de l’hémoglobine d’une personne, on calcule son taux de ferritine (l’hormone qui transporte le fer dans le corps). Et quand chez un homme normal, elle se situe entre 20/30 à 250/300 µg /L, chez moi, elle est très basse, de 18 nanogrammes par litre, ce qui explique que je sois si blanc, ou pas assez rose au choix.
Je me rappelle de Dominique GANDIN, ancienne conseillère municipale UMP de Savigny (2008-2014 ; pro-SPICHER) et responsable départementale du Mouvement pour la France (MPF). Cette femme était infirmière au collège des Gâtines et avait voulu m’avait donné rendez-vous un midi de 6e pour une visite médicale et voir de quel mal je souffrais d’être si livide.
Après une demi-heure d’attente, cette « cruche » va me garder une autre demi-heure pour finalement me demander si je mange bien, me dire de faire du sport et que j’aurais dû faire de l’allemand en première langue au lieu d’anglais, « comme sa fille« . Moyen en quoi, moi qui étais externe et rentrais chez moi à midi, je vais juste avoir sauté un repas et inquiété mes parents de ne pas être rentré… Bravo pour un potentiel anémié, c’est sérieux…
Et à chaque fois que j’accompagnerais un camarade à l’infirmerie, elle cherchera à me garder et me posera des questions en commençant toujours son propos par « quand je vous ai vus arriver, j’ai crû que c’était pour toi« . Bref, je ne m’étonne pas de l’incompétence et de l’inutilité de cette femme, quand je sais ce qu’elle valais professionnellement…
Un insigne pour quoi faire ?
Donc j’ai le droit de porter un insigne pour me distinguer socialement de toutes les personnes qui ne donnent pas leur sang. (Ouh, les vilains, que la vindicte populaire soit sur ceux qui ne partagent pas…) Sauf que je m’en fous, et que je me dis qu’ils ont vraiment de l’argent à perdre plutôt que de faire des dons à la recherche ou d’améliorer les buffets de restauration…
Quel argent public (d’autant que les poches de sang que les donneurs offrent gratuitement sont ensuite revendues aux hôpitaux) gaspillé en communication, à l’instar des publicités des collectivités locales qu’il faudrait féliciter de faire leur travail. Nous marchons sur la tête et il se trouve des imbéciles heureux pour applaudir…
Si je donne mon sang, c’est d’abord pour les femmes enceintes lorsque l’accouchement se passe mal, et pour les personnes atteintes de maladies sanguines (comme feu mon grand-père décédé d’une leucémie) pour les soulager. Aussi pour avoir enfin fait quelque chose d’utile de ma vie… Pour les autres hypocrites qu’on aime malgré tout…
Pour finir, une blague raciste (avec des précautions de langage)
Lu sur Internet : quand je donne mon sang, je m’empiffre juste avant de tout ce que je peux en alcool et en charcuterie, juste pour embêter certaines personnes de certaines confessions. C’est idiot, mais j’y repense avant chaque don… Toujours est-il que quand MARSAUDON donnait beaucoup d’argent à la Croix-rouge, les buffets étaient autrement plus sympas sur Savigny…
Voilà mon petit coup de gueule du soir. Et des sujets à creuser et à dénoncer, notamment sur le fait que les poches de sang soient revendues et qu’on se fasse de l’argent sur notre dos sans nous en informer. Enfin, je m’en moque car je ne donne pas pour cela. Finissons plutôt sur une réflexion chrétienne puisqu’il parait que le sang, c’est la vie, alors évangélisons au principe qu’il n’y a « pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15,13). Non mais !


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