Le vote du budget primitif 2015 de la Ville de Savigny-sur-Orge a eu lieu le 13 avril 2015 dans la douleur. Depuis, un groupe de citoyens, contestant les décisions financières approuvées par le Conseil municipal, s’est constitué en collectif. Lentement mais sûrement, ils conduisent une expérience démocratique qu’il est intéressant d’analyser. (De ce que j’en vois et que l’on me rapporte, n’y appartenant pas.)
« Sauvons l’enfance de Savigny » (SEDS) fête ces jours-ci son premier mois. Si l’heure n’est pas encore venue de dresser un premier bilan, il convient de dresser un premier portrait de la mobilisation à M+1. Ainsi, nous avons un collectif d’une cinquantaine de personnes actives qui s’est stabilisé face à un Maire soutenu par son Conseil qui attend que cela pourrisse. Et de part et d’autre des actions revendicatives pour le collectif et destructrices pour la mairie.
La force de l’objectif : l’intérêt général et le bien commun
Sauver l’enfance de Savigny est un vaste programme puisqu’elle est actuellement menacée dans toutes les politiques qui la concerne : scolaire, culturelle, sportive, éducative, sociale… Dans tous ces domaines, de nombreux Saviniens sont menacés et ce sont ainsi des personnes qui ne se seraient jamais retrouvées autrement (où peut-on voir ailleurs PEEP et FCPE tenir le même discours ?) qui font fi de leurs différences pour l’intérêt général des jeunes générations.
Une démarche citoyenne
Dès la première semaine, le collectif s’est structuré et s’est doté d’une organisation représentative avec des organes de communication interne et externe. Ce faisant, et à ce que l’on m’a décrit, ils ont adopté des inspirations tant similaires à celles de la révolution Française qu’à celles de la révolution bolchévique. Puis ils ont formé des commissions avec pour but d’élaborer des documents de travail et de base de dialogue.
Agir pour rester visible
Puisque MEHLHORN joue la montre et espère les asphyxier aux vacances d’été, alors ils montrent qu’ils « ne lâchent rien » (amusant qu’ils aient repris le slogan de la Manif pour Tous…). Après les pétitions, il y a eu l’affichage public dans tout Savigny, pour inviter aux différentes manifestations. Maintenant, ils tractent à la gare pour inviter à leurs réunions publiques hebdomadaires. Ils écrivent aussi des courriers et des recours pour contester légalement.
La dure réalité
Dans ce combat, le collectif découvre la violence du pouvoir : des élus (incompétents) qui sont légitimes pour faire tout et n’importe quoi, des administrations publiques qui refusent de communiquer au mépris de la Loi s’abritant derrière des parapluies hiérarchiques invisibles et imaginaires, des pratiques liberticides et anti-démocratiques : rétention d’informations publiques, pressions sur les personnels, menaces physiques, intimidation…).
Un rejet du politique
La grande perdante de cette bataille reste la politique qui incarnée comme telle par Éric MEHLHORN est profondément détestable, mais qui n’est pas la politique. Après plusieurs tentatives avortées de récupération, il ne reste à présent plus comme élus que la gauche pour continuer de travailler au côté du collectif. Et ils ne sont pas toujours bien traités, ce qui fait que le mouvement qui se cherche (apolitique ? indépendant ?) se prive d’alliés et d’aides naturels…
Des lettres de licenciement ont été envoyées ce lundi 11 mai 2015 aux employés de la MJC. MEHLHORN resserre le collet en pensant être dans son droit. Il joue avec le feu en répondant à 10 h 59 à une menace aboutissant à 11 h 00. Pour l’instant, il est fort et ne s’est pas encore brulé. Mais si le collectif tient et que MEHLHORN persiste, alors les probabilités finiront par lui donner tort et il cédera. Tout est question de temps : 2020 n’est dans pas si longtemps.

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