Parce que je réclame une politique en vérité, je ne vais pas me prostituer devant les parents d’élèves qui se réveillent aujourd’hui (avant de se rendormir demain) juste parce que leurs petits intérêts personnels sont menacés sur Savigny. Tel un animal préhistorique, le parent d’élève a deux cœurs et deux cerveaux qu’il fait fonctionner en alternance : très souvent pour sa famille, très rarement pour la citoyenneté.
J’adore me faire insulter par des gens qui se contrefoutent de la politique menée dans leur ville et qui ne s’activent qu’au moment des élections ou des changements de politique. Pour faire simple, ils agissent en groupes de pression et menacent alors l’équilibre républicain. En cela, il faut les combattre pour les aider à prendre conscience individuellement et que, peut-être à la fin, ils se préoccupent toute l’année de savoir ce qui se passe dans leur ville.
Une dérive républicaine dangereuse
Le danger d’un groupe de pression est de favoriser les intérêts particuliers par rapport aux intérêts collectifs. Or, la somme de leurs intérêts personnels peut aller à l’encontre de l’intérêt général. Ils sont ensuite bien plus facilement manipulables lorsqu’ils ne sont pas francs dans leur action car peu suivis. En effet, des groupes de pression élus par 10 à 20 % des votants (les représentants de parents) sont des blagues ambulantes qui ne représentent que dalle.
Une masse électorale ignorante et manipulable
Les citoyens n’ont que la démocratie qu’ils exigent et qu’ils méritent. Moi, je suis élitiste et je propose une démocratie pour des gens intelligents qui acceptent le débat et qu’on leur dise leurs vérités. Sur la réforme des rythmes scolaires par exemple, mais avec des gens qui ne veulent pas du samedi matin comme jour travaillé et qui remercient pour ce que leur a proposé MEHLHORN… De toute façon, les parents d’élèves voteront PS la prochaine fois…
Surtout ne pas faire de politique
Pour schématiser grossièrement, le parent d’élève de gauche est à la FCPE, celui de droite à la PEEP, celui qui ne veut pas faire de politique est « indépendant ». À quel moment est-ce qu’on lui explique qu’il ne peut pas être « apolitique » s’il veut être l’interlocuteur d’une mairie qui est de toute façon politisée puisqu’elle s’intéresse aux affaires de la Ville ? Je ne pense pas avoir beaucoup de voix de parents d’élèves et je m’en passe très bien pour faire de la vraie politique.
Pas le temps pour la politique (pour la télé, je ne sais pas)
Le parent d’élève lambda n’a pas le temps de s’informer ni d’aller au Conseil municipal. Mais de cela, il ne s’en plaint jamais nulle part ou il ne va pas chercher à lire les blogs de réinformation qui existent dans cette ville. En moyenne, un Français regarde la télévision environ 3 heures 40 par jour. Pour ma part, c’est plutôt 1 heure 10. Dans tout cela, à quel moment est-ce qu’on trouve le moment de se préoccuper de ce qui se passe dans sa ville ? Jamais, on s’en fout.
Les erreurs saviniennes des parents d’élèves
À Savigny-sur-Orge, les parents d’élèves veulent absolument être bien avec la municipalité et se rangent dès qu’on leur promet dialogue et concertation. La commission municipale des Affaires scolaires ne se réunit pas mais les parents sont bien contents de remplir des questionnaires (la preuve qu’on se préoccupe d’eux). En ayant accepté les propositions de l’UMP en 2014, ils ont repoussé à la rentrée 2016-2017 une application normale de la réforme des rythmes scolaires…
La prochaine fois que des parents d’élèves viendront me demander ce qu’ils peuvent faire pour proposer des alternatives à la politique municipale, je n’aurais donc qu’à les envoyer bouler puisqu’ils m’insultent en retour. Mais qu’est-ce que j’y connais ? Je n’ai même pas d’enfant. Eh bien que les sectaires intolérants restent entre eux : à leur différence, je réfléchis, je propose et j’essaie. Je ne peux pas en dire autant de tout le monde…

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