J’ai toujours pesté contre la communication du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement), avec mon problème de ne jamais avoir trop compris à quoi servait cette association. Alors pour autant que j’apprécie toutes les conférences qu’ils organisent et leur démarche de micro-crédit (le SIDI notamment), je trouve ce qui suit complétement inutile.
Si je donne de l’argent quelque part, j’aime savoir qu’il sera bien utilisé. Lorsque je vois ce que propose le CCFD avec l’argent que je lui donne, je n’ai plus tellement envie de lui donner. Cette démarche de Carême ne me parle pas, elle n’est donc pas la mienne. Mais je pense qu’en plus, il y a tellement mieux à faire que de soutenir « l’artisanat traditionnel des Roms ». Pour autant, je dois bien avouer que je ne le connais pas, ni même leur culture.
Mais selon moi, une démarche de développement (économique) se doit de donner les moyens à un groupe de s’autoréaliser. Nous pouvons ainsi reprendre la maxime chinoise, chérie de l’Oncle Deng : « si tu donnes un poisson à un homme, il mange une fois. Si tu lui apprends à pécher, il mangera toute sa vie. » Donc je crois plus utile pour réduire les inégalités sur Terre de nous adresser, en priorité, aux populations sédentarisées.
Cette carte est l’expression d’une bienpensance que je déteste. La vie dans laquelle je suis ne ressemble pas à la vision angélique du dessin. Les pistes d’action sont d’abord faites pour les bo-bo qui n’ont manifestement que cela à faire de leur journée. Ce n’est pas à travers la découverte de l’association Romano Butiq que je vis mon Évangile. Vivement que le CCFD redevienne plus concret dans ses propositions.



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