C’est désormais officiel : le Conseil d’administration de l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU) a classé le quartier de Grand-Vaux à Savigny-sur-Orge comme prioritaire pour sa rénovation. À comprendre qu’on va renouveler l’urbain tout en affirmant la cohésion sociale et le développement économique de la zone. Mais quelle place les citoyens auront-ils dans cette rénovation ?
Des contrats signés fin 2015. Des travaux qui commenceront à partir de 2017 et s’étaleront jusqu’en 2025, tel est l’ambitieux projet de l’ANRU qui vient de libérer une enveloppe de 4 milliards € pour 130 quartiers. La somme sera ensuite partagée selon les projets de ville mais elle s’élèvera d’ores et déjà à plusieurs millions d’euros par quartier concerné.
Grand-Vaux, considéré comme un quartier de Savigny à part entière depuis 1960, a donc été choisi pour sa « concentration urbaine de pauvreté » importante. L’ancien président de l’ANRU, Pierre Sallenave précisait même que le choix de ces quartiers « cœurs de cible » serait fait par rapport aux « quartiers qui cumulent des difficultés sociales et d’importants dysfonctionnements urbains ».
La Ville de Savigny doit maintenant rédiger son contrat de ville, qu’elle signera avec la CALPE. Elle passera alors commande d’aides précises relative aux faiblesses identifiées : l’habitat, le commerce, les transports, la jeunesse… Mais peut-être faudrait-il associer les habitants de Grand-Vaux à cette démarche au lieu de penser pour eux ?
Or, le conseil citoyen voulu par Éric MEHLHORN est une vaste blague et une grande opération d’enfumage puisque ses décisions ne seront pas souveraines. En conséquence, il faut espérer que les 21 personnes qui siégeront dans ce conseil fantôme s’appuieront sur la voix de tous les habitants. Et feront attention de ne pas se laisser instrumentaliser par quiconque !
Ainsi nous pourrons espérer qu’on ne se contente pas de demander aux habitants de quelle couleur ils veulent qu’on repeigne leur barre d’immeuble. Mais qu’on pourra prévoir une réflexion à long terme sur un réaménagement du quartier. Réflexion qu’on aurait déjà pu commencer à penser si cette ville ne manquait pas d’ambition pour sa population.

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