Lors de la campagne des municipales de 2014, les différents candidats se sont divisés autour du projet de la piscine (ou de centre aquatique). Éric MEHLHORN tenait quant à lui un double-discours. Oralement, (lors de son porte-à-porte avenue de l’armée-Leclerc notamment), il affirmait être contre. Mais dans son programme, il était favorable à ce projet, sous certaines conditions.

Le 28 avril 2014, Éric MEHLHORN annonce pourtant au Parisien que « ce projet n’était pas viable« . Pourtant, deux mois avant, il l’était dans le programme, si l’agglomération le finançait. Alors est-ce que Jacques PATAUT et Robin REDA ont raisonné le camarade MEHLHORN en lui disant « T’es bien gentil, mais 30 millions € d’investissements ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval » ?
Toujours est-il qu’il faudra attendre cent jours après cette déclaration fracassante pour voir arriver une décision municipale. (L’art de ménager la chèvre et le chou connaît des limites, qui en politique, peut se révéler cinglant de conséquence.) Mais une décision prise dans des conditions que je trouve surprenantes, et qui m’amènent à me poser cinq questions.

1. Qu’est-ce qu’un motif d’ « intérêt général » ? N’est-ce pas l’excuse la plus plate qu’on puisse trouver pour justifier une rupture de contrat ?
2. Sur quels fondements l’intérêt général de Savigny a-t-il changé entre la rédaction du programme et sa confrontation à la réalité ? Plus inquiétant, les rédacteurs du programme « UMP 2014 » de Éric MEHLHORN ont-ils une prise sur le réel ?
3. Pourquoi attendre cent jours (du 28 avril au 7 août) pour casser un contrat, dont la validité de la rupture est effective au jour de la notification de la décision, puisque le motif se résume à de l’intérêt général ?
4. Pourquoi une décision si importante est-elle prise par sa première adjointe, alors que le Maire est absent ? Ne pouvait-on pas attendre qu’il rentre (de vacances) ? Ou même la prévoir avant qu’il ne parte ? OR-GA-NI-SA-TION.
5. Pourquoi cette décision de la « Ville » est-elle prise unilatéralement sans consultation délibérative du Conseil municipal au préalable ? Se pourrait-il que la majorité municipale, élue sur un certain programme, puisse avoir voulu le respecter et préserver ce projet, dans l’attente de convaincre l’agglomération de passer à la caisse ?
Un courriel posant ces questions au maire et à sa première adjointe est parti ce jour (lundi 10 novembre 2014) à 11 h 30 pour leur poser ces questions. Nous vous ferons une joie de vous transmettre leur réponse.
(D’ici à quelques semaines, nous nous intéresserons aux conséquences effectives de la rupture du contrat. Le million d’euros perdu car dépensé d’une part mais surtout les pénalités pour la Commune qui accompagneront le préjudice subi par le cabinet d’architectes. Or, personne ne nous en dit rien comme si elle n’allait pas exister…)


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