Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en fin de journée du 24 octobre 2014, que je faisais l’objet d’une alerte Web de la SNCF. Entre colère d’être fiché et vive satisfaction d’embêter mes semblables, intéressons-nous à cette contre-communication qui ne nie pas les faits que je dénonce (des vis traînent au milieu des voies de la ligne C).

Vendredi 24 octobre, vers 17 h 50. Je suis en pleine recherche sur les travaux du poste d’aiguillage des Ardoines (Val-de-Marne). Selon moi, cette reconstruction n’aura jamais lieu pour la simple raison qu’une partie du centre technique est voué à disparaître dans le cadre du CDT (Contrat de développement territorial) des Grandes Ardoines. À la place, il devrait y avoir un centre commercial si je superpose bien les cartes des travaux et celle satellitaire actuel. Donc je me demande où va passer l’argent…
Le site d’alertes
Je suis donc tombé par hasard sur cette page : http://ns352851.ovh.net/sncf/alerte_quotidienne2/templates/mails/201203/template.php?mode=prev&id=3571
Je me suis alors amusé à regarder les autres alertes en copiant ce lien et en modifiant le numéro.
Mais à qui sont destinés ces alertes ?
Un problème parmi d’autres
Ce n’est pas le premier « problème » de la SNCF que je constate. Comment comprendre de fait la dégradation de la ponctualité et de la régularité des trains de la ligne C alors que seulement 87 % des trains sont censés circuler ? Il y a moins de trains donc plus de problèmes à gérer. Autrefois, l’association Circule se préoccupait de cela. Maintenant, elle ne fait plus rien qu’applaudir Bertrand GOSSELIN, toujours en poste après l’accident de Brétigny, qui propose des cafés dans les gares, met des fauteuils et des tables dans les gares et maintenant organise des ventes de fruits et de légumes.
Tout est communication
On nous annonce deux ans et demi de travaux d’un côté et de l’autre, on nous dit que tout sera terminé fin 2016. Alors qui croire ? Pourquoi la SNCF, RFF et la ligne C développent-elles un discours différent ? Leur communication est ici mauvaise. Ce qui n’est pas toujours le cas. Car pour surveiller, pour ne pas dire fliquer, ce qui s’écrit sur Internet, la SNCF emploie des personnes pour rédiger des alertes. Et rassurer ses autres usagers. Voilà où va l’argent public de la SNCF plutôt que dans la réparation d’installations ou l’investissement rénovateur !
Pourquoi tout cela ?
Je ne suis pourtant pas le seul à dénoncer cette situation. Ici, on ne voit pas de rails mal fixés ou d’éclisses mal boulonnées. On voit simplement que le ménage n’est pas assuré ce qui ne signifie pas que la sécurité est défaillante. On dirait aussi que le discours du billet de l’alerte tend à me décrédibiliser. Il n’y a donc là qu’une perte de temps de la part de la SNCF qui semble à la masse sur les vrais problèmes. Et tous les ans, je passe à la caisse (591,20 €) alors que les prix des billets augmentent et que les conditions de transport se dégradent.


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