À l’image d’un exercice que proposait le quotidien La Croix à ses lecteurs, je vais m’essayer à traiter en 1000 signes environ de ce qu’évoque ce mot pour moi. Rappelons que j’ai 22 ans et toute la vie devant moi. Ce que j’écris ce 9 octobre 2014 évoluera certainement dans le temps et je trouverais alors intéressant de relire ce que j’écrivais là.
Demain. Mot bien connu des procrastinateurs en tout genre qui se refusent de regarder l’aujourd’hui. Mot que je repousse car il renvoie vers un horizon imprécis et tellement insaisissable. Lorsqu’on est jeune, demain est le hochet qu’agitent les plus grands, persuadés que la sagesse s’acquiert avec le temps. Et là se pose le problème de notre propre positionnement dans l’Histoire, alors que l’immortalité n’est pas encore de mise. Demain ne devrait pas nous faire peur et pourtant, combien sont hantés par cette question de la mort « demain ». Sûrement pour se cacher qu’ils ne sont pas plus prêts qu’aujourd’hui face à cette hypothèse inéluctable. Oui, je serai probablement différent entre le moment auquel j’ai commencé à rédiger cet article et celui auquel je l’ai fini. Mais le monde qui m’entoure le sera tout autant. Sera-t-il meilleur ? Sera-t-il pire ? Ne perdons pas notre temps en hypothèses, elles ne valent pas la prospective. Mais apprécions notre vie telle qu’elle est à présent et dès aujourd’hui.

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