C’est au cours de la réunion d’information sur le Conseil citoyen de Grand-Vaux que le Maire Éric MEHLHORN a fait savoir qu’il est candidat à sa réélection au Conseil général. D’une manière insistante, il a rappelé par trois fois qu’il ne pouvait pas brandir sa « casquette » de Conseiller général. En cause, l’article L.52-8 du Code électoral.
Dans les six mois précédant une élection, une personne élue ne peut pas mettre en avant son bilan. Ce sont les règles de la communication électorale. La principale compétence du Conseil général étant l’action sociale, on comprend donc la tentation de M. MEHLHORN de parler de ce thème hier. Mais il en était empêché et l’a fait savoir un peu lourdement. Ce qui signifie clairement qu’il est candidat pour une nouvelle élection.
Que nous prépare le candidat MEHLHORN ?
La logique territoriale aurait voulu que le Maire de la plus importante ville de l’agglomération soit candidat à la présidence de la CALPE. Mais Éric MEHLHORN a préféré laisser sa place à Robin REDA. Faut-il croire que ce soit seulement son absence de projet de territoires qui l’ait freiné dans cette ambition ? Ne soyons pas dupes, des petits arrangements entre amis ont été passés, concernant les départementales, peut-être les régionales et certainement les législatives.
Pourquoi se représente-t-il ?
À regarder son bilan, on peut se le demander. Ainsi, je me demande toujours qu’est-ce que Éric MEHLHORN a fait pour MOI en neuf ans de Conseil général… Mais le prétexte qu’il siège dans l’opposition arrange bien ses fidèles et les autres naïfs pour masquer son inaction. Rappelons-nous qu’il a mis un an à récupérer les dossiers de Simone DUSSART stockés dans le bureau de Bernard MÉRIGOT. En attendant, il est devenu le président du groupe UMPA au Conseil général ce 26 septembre 2014 et c’est lui qui participera à la décision des investitures UMP.
Est-ce une bonne nouvelle ?
Pour moi terriblement. L’UMPA regroupe l’UMP et l’UDI. Or, ce dernier parti a fait savoir qu’il s’allierait le plus possible avec l’UMP. Donc comme il n’existe pas de fédérations UDI à Morangis et à Wissous, les seuls candidats valables pour le canton sont Laurence SPICHER-BERNIER – LSB (actuelle suppléante de Éric MEHLHORN) et David FABRE. Et personne, pas même MEHLHORN, ne voudra les voir face à lui. Donc à moins d’une dissidence divers-droite LSB avec Xavier-Roger DUGOIN (Fils de Xavier) ou Richard TRINQUIER (Maire de Wissous), le champ de la droite est libre.
Qui serait candidat à droite ?
À priori, je serai donc tout seul avec mon binôme à incarner la vraie droite, celle des libertés. Peut-être parce que MEHLHORN fait une politique de centre-gauche. Ou rejoint l’extrême-droite avec Daniel JAUGEAS (DLR) en affirmant à qui veut l’entendre que « la sécurité est la première des libertés » (ce qui n’est vrai qu’en dictature). [On renverra le lecteur choqué par ce propos lire HOBBES sur l’état de droit, ROUSSEAU sur le Contrat social et enfin le Code Civil.] On retrouvera sinon Marinette-Audrey GUIBERT pour le Front national. Et probablement une dissidence de LSB ?
Donc en attendant de lire le bilan d’Éric MEHLHORN, Conseiller général et de savoir quand il faudra modérer sa communication (le calendrier électoral n’ayant toujours pas été approuvé pour mars 2015), on peut continuer à surveiller l’action du candidat. Et s’interroger sur la personne qui acceptera de constituer son binôme féminin tout en portant le bilan de neuf ans de passivité, récompensé par 2718,05 € d’indemnité brute tous les mois. (300 000 € en neuf ans)
P.-S. : Pour rappel, sur son site de campagne pour les municipales, MEHLHORN semblait oublier qu’il a été élu en 2006. Ou alors il avouait implicitement qu’il n’avait rien fait entre 2006 et 2008 ?


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