Toutes les semaines, je réalise un éditorial pour revoir l’actualité de la semaine écoulée d’un point de vue libre et critique. Voici l’éditorial de la semaine du lundi 25 août au dimanche 31 août 2014. Un texte très politique que d’habitude à cause du remaniement ministériel.
En avant-propos, il convient de féliciter les réussites françaises notamment celles des Françaises, championnes de judo ou encore celle de Teddy RINER. J’aime tous ces sports dans lesquels les champions restent modestes et n’ont pas des millions d’euros.
Les chiffres du chômage sont mauvais et en augmentation. Oui, mais ce n’est pas en changeant de ministres de l’Économie régulièrement (trois en six mois : Pierre MOSCOVICI, Arnaud MONTEBOURG et Emmanuel MACRON) que nous arriverons à « inverser la courbe ». D’autant qu’il faudrait peut-être prendre des dispositions économiques pour initier un changement. Mais ne doutons pas que MACRON n’aura pas plus de marges de manœuvre que les autres.
Face aux patrons du CAC 40, Manuel VALLS annonce qu’il aime l’entreprise. Quatre jours plus tard, à l’université d’été du PS il affirme que sa priorité n’est pas de réduire les déficits. Le premier discours, très applaudi, est parfaitement contradictoire puisque le refus de réduire les déficits se traduira par de nouvelles impositions, qui toucheront les entreprises. Formidable coup de communication de Pierre GATTAZ qui ne doit pas faire oublier que l’État est le pire ennemi de l’entreprise. Et que les socialistes sont incapables de mener une politique économique sérieuse et d’être responsable.
Que ne ferait-on pas, dans le milieu journalistique pour avoir de la matière à traiter, même sur des choses inintéressantes ? Rendez-vous compte, Christiane TAUBIRA, sympathisante PRG et symbole de la défaite de JOSPIN en 2002, s’affiche avec les frondeurs du PS. Mais on s’en fout et il n’y a pas lieu d’ouvrir le débat. Certes, la Garde des Sceaux teste les résistances des cadors du PS. Mais toute l’actualité du week end consistait en fait à observer deux camps au PS en espérant qu’ils se battent.
Enfin, avec tout cela, pas besoin d’aller au cirque. Il suffit d’allumer sa télévision et de regarder la politique.

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