À une semaine de la rentrée des classes, la situation de Savigny-sur-Orge me désole. Nous savons que la très idéologue Mme Najat VALLAUD, nouvelle ministre de l’Éducation nationale, ne reviendra pas sur la réforme des rythmes scolaires et qu’il va falloir l’appliquer. Voici ce que nous écrivions, avec la commission « Affaires scolaires » (composée essentiellement de parents) de la liste politique VSA le 11 mars 2014.
(Le courrier répondait à une lettre ouverte adressé par la FCPE à toutes les listes politiques candidates aux élections municipales de mars 2014 à Savigny. Je reprends ici l’intégralité de la lettre mais seule la partie en gras – au milieu du courrier – concerne directement les rythmes scolaires.) En relisant cette réponse, je me rends compte du travail accompli pendant des mois, de la compétence et du réalisme des personnes qui m’entouraient et enfin de l’ambition que portait la liste de VSA. Et je remercie encore tous ceux qui y ont contribué, constatant où en est la ville six mois après.
Madame RAVASSAT, représentante de la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles (FCPE) de Savigny-sur-Orge excusez-moi de vous répondre si tard ; les impératifs de la campagne. Je vous remercie pour votre courrier en date du 3 mars 2014 et je vous félicite également pour votre engagement au service des enfants, qui n’est pas si différent du mien et de celui de mon équipe. J’aime à rappeler qu’1/3 des Saviniens a moins de 25 ans et qu’il est de notre devoir, responsable, de ne pas laisser nos dettes à nos enfants. Vous présentez comme enjeu de rendre la ville de Savigny attractive aux familles. Pour nous, les questions scolaires doivent d’abord profiter aux enfants et nous plaçons leur intérêt, qui n’est pas forcément celui des parents, au centre de notre démarche. Alors j’aimerais vous assurer, qu’en cas de victoire, les affaires scolaires seraient notre priorité. Malheureusement, je ne peux pas pour trois raisons : – la gestion globale de Savigny est actuellement mauvaise et elle entraînera au fil du temps une baisse des crédits affectés à tous nos postes de dépenses dont l’école. – la réforme des rythmes scolaires, dont mon équipe estime le coût à 850 000 € va grever tout le budget alloué à l’éducation. – nous devons au maximum prévoir des investissements d’avenir pour créer un cercle vertueux de croissance et avoir plus de bénéfices à réattribuer aux différents budgets par la suite. Or, sans financements, on ne peut pas (ou difficilement ) rénover nos bâtiments scolaires, investir dans les transports ou les infrastructures sportives et culturelles ou vivre la réforme des rythmes scolaires. Comme vous avez pu le lire dans notre cinquième tract, nous sommes opposés au projet de centre aquatique de Laurence SPICHER-BERNIER mais pas à une petite piscine scolaire intercommunale pour que nos enfants apprennent à nager. Le schéma du Maire pour être aux normes coûtera 28 millions € et se traduira par une augmentation d’impôts moyenne de 400 € par foyer fiscal savinien. Nous refusons de dépenser une telle somme. Toutefois, même un bassin 4 couloirs pour les scolaires, coûterait 8 millions € et ne serait pas rentable… Donc il faut procéder autrement pour l’instant. Il nous faut alors négocier des créneaux avec l’agglomération, ce qui est possible contrairement à ce que certains prétendent. On pourra alors se rendre aux piscines de Juvisy et d’Athis-Mons et bénéficier du tarif préférentiel, aux frais de la commune. La réforme des rythmes scolaires a été pensée dans l’intérêt des enfants mais son fonctionnement est galvaudé par des intérêts économiques et idéologiques. Pour fonctionner, elle nécessite des politiques développées en matière d’éducation, d’enfance et de jeunesse, de sport, de culture et de vie associative. Ce que nous n’avons pas et qu’il nous faudrait créer pour une réussite de ce projet. Tout cela prendra du temps et même si c’est nécessaire, nous savons que ce ne sera pas forcément bon dès septembre 2014 Pour l’instant, essayons de tout faire dans l’intérêt des enfants afin qu’ils profitent au mieux de ce nouveau temps pour s’épanouir et apprendre de nouvelles choses de manière plus ludique. Il y aura de la garderie et de la diffusion de films éducatifs au départ, puis il y aura des activités plus intéressantes par la suite. Avec d’autres crédits que nous nous battrons pour obtenir. Le DASEN va nous imposer des horaires qui ne sont pas forcément les meilleurs en lien avec les emplois du temps des parents et des frères et sœurs collégiens. Il sera toujours temps de lui proposer en avril ou en mai des horaires qui nous conviennent mieux, tout en conservant la matinée du mercredi pour des apprentissages. Pour cela, il faudra les discuter en concertation avec tous les acteurs du monde scolaire et aussi en tenant compte de l’avis des enfants. Nous voulons confier les enfants à des professionnels (50 % de diplômés, 30 % de stagiaires et 20 % de bénévoles) ce qui a un coût. Nous voulons aussi des activités qui plaisent aux enfants qu’elles soient culturelles, artistiques, scientifiques, sportives et pourquoi pas culinaires… Nous voulons enfin renforcer le lien des enfants avec la ville par des courses d’orientations, des visites des musées saviniens, des promenades sur les bords de l’Orge, des rencontres entre les écoles, du jardinage dans des potagers de la ville…. Au sujet des bâtiments scolaires, on ne peut généraliser sur leur situation. Les écoles Saint Exupéry et Louise Michel viennent d’être refaites (avec des défauts). Mais il y a urgence à Kennedy. À notre connaissance, des audits ont été effectués sur les différentes écoles de Savigny. Mais ils sont confisqués par la municipalité. Si nous sommes élus et en concertation avec les différents acteurs des écoles, nous verrons quelle situation apporter à chaque bâtiment.
Par rapport au transport scolaire, nous sommes convaincus qu’il faut en mettre plus à disposition des élèves. Mais aussi en dehors de l’école pour pouvoir se rendre aux activités culturelles et sportives extra-scolaires.
Cette compétence sera prochainement transféré à l’agglomération qui prendra tout cela en charge. Notamment l’achat de moyens plus sûrs et plus aux normes. À nous d’imposer plus de flexibilité sur nos cars saviniens ; une régie autonome permettrait d’améliorer cela. Enfin, vous n’évoquez pas la question des cantines qui nous tient à cœur. Nous n’acceptons pas de sacrifier le repas et l’équilibre nutritionnel des enfants, pour des intérêts financiers. Ce pourquoi, nous désirons revoir notre contrat avec SODEXO pour obtenir plus de qualité et de quantité dans les assiettes. Ni celle des effectifs que nous allons essayer de réduire par une autre organisation, ni celle de « l’école pour tous » que nous voudrions voir renforcée dans la mesure où elle ne dérange pas les autres enfants. Il y a encore le volet du numérique à l’école que nous voulons développer, l’augmentation des enseignants RASED par l’Académie ou la lutte pour un meilleur remplacement des enseignants absents. Sincères salutations. Olivier Vagneux
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