Voici, pendant les tractations de formation du Gouvernement VALLS II, alors que des échos nous parviennent, quelques réflexions personnelles sur la vie politique française.
– Arnaud MONTEBOURG croit toujours peser 17 % de voix socialiste. Ce que Monsieur oublie est qu’il a fait ce score parce qu’il n’y avait personne de plus à gauche que lui candidat à la primaire et que sa maitresse de l’époque était journaliste. Or, même s’il parle bien et amuse la droite, il n’est pas si populaire que ça à gauche… Je doute qu’il puisse rebondir.
– Benoît HAMON s’en va enfin. C’est l’incarnation que l’extrême-gauche du Parti socialiste est incapable de gouverner et qu’elle n’est capable que d’une opposition creuse et stupide. L’homme nargue les Français avec les rythmes scolaires, laissant une situation tendue à son successeur. Belle preuve de lâcheté.
– Aurélie FILIPPETTI abandonne : Les intermittents du spectacle auront eu raison d’elle. Elle a refusé de trancher dans le vif et n’a pas pu s’empêcher de renégocier ses mesures économiques. Qu’il est dur pour la gauche de renoncer à son électorat traditionnel. Il faut aussi penser à sauver sa place en Meurthe-et-Moselle.
– Christiane TAUBIRA hésite : Elle a destructuré le pays comme HOLLANDE s’y était engagé lors de sa campagne. Elle se heurte maintenant à l’hostilité de tous et reste la cible préférée de l’extrême-droite. Le moment de grâce pour partir avant de devoir renoncer avec le basculement du Sénat à droite.
– Robert HUE ressuscite : les sénatoriales pourraient-elles ne pas reconduire l’ancien secrétaire général du PC ? Ayant brillé par son incompétence à la tête du PC, il veut maintenant apporter son expertise à la France. Il était pourtant très bien au chaud au Sénat, et même parfois efficace sur certaines propositions de loi.
– Barbara POMPILI s’interroge : elle devrait trahir son parti pour jouer la potiche écologique. Peut-être que le jeu n’en vaut pas la chandelle ? Mais qu’attend t-elle ? Il faudrait peut-être lui dire que ROYAL va rester à l’écologie et qu’un écologiste ne peut pas avoir ledit ministère. Tout comme à François DE RUGY qui miroite aussi un poste. J’aime quand EELV se divise.
– Jean-Vincent PLACÉ en meurt d’envie : Lui n’aura aucun scrupule à quitter EELV pour obtenir une place si insignifiante soit elle. Opportuniste de première classe comme il l’a maintes fois prouvé en Essonne, le départ de Monsieur permettra enfin à EELV de faire de l’écologie et pas de la politique. Mais il desservira Madame SAS pour la suite…
– Jean-Michel BAYLET : ses précédents ennuis judiciaires l’ont empêché de s’y rendre. Comment croire que tout va s’arrêter s’il y va maintenant ? La Parti radical de gauche ne représente rien alors pourquoi HOLLANDE s’encombre-t-il de ces inutiles ? Pour leurs relais dans la franc-maçonnerie ?
– Jean-Jacques URVOAS n’en peut plus : des années qu’il veut y aller. Un des derniers fidèles du président à ne pas encore y être. L’illustration, s’il y va, de la République des copains qu’on déteste. Attendons de voir s’il est choisi, un signe de faiblesse du Président qui ne pourra pas tenir encore 2 ans et 9 mois avec cette équipe…
Bref, il ne semble rester que les derniers fidèles de HOLLANDE et une bande d’opportunistes qui cherchent un salaire et une retraite de ministre. Pauvre France.

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