WordPress est une merveille dans la mesure où il peut planifier la publication d’articles. Ainsi, puisque je suis à La-Bastide-Saint-Georges dans le Tarn pour le mariage d’un ami, je ne peux pas être à Savigny pour écrire et publier ce message. Deux jours de coupure que je mets à profit pour publier des brouillons et ne pas écrire.
Lors de la campagne des élections municipales, je m’étais fixé l’objectif d’écrire ou de publier un article tous les jours sur le site de VSA (www.vivons-savigny-autrement.fr). Objectif auquel j’ai failli puisqu’il n’y en eût à peu près qu’un tous les deux jours. Malgré tout, cela m’a conditionné intellectuellement, pour mon plus grand bien.
Le journaliste, pisse-copie ?
Écrire est en effet une mécanique, une gymnastique intellectuelle. Le journaliste en école n’apprend pas à écrire, il ne fait que travailler des techniques d’écriture. Et s’il a été accepté, c’est qu’il savait déjà écrire. Le problème est ensuite de savoir quoi écrire, pour qui écrire et de ne pas trop en écrire. La leçon que je retiendrais de ma première année d’étude est la suivante : « Mieux vaut en écrire dix fois moins pour être lu par dix fois plus. »
Mon défaut : être trop long
Le lecteur français de 2014, considéré comme un débile moyen (sauf vous qui avez la clairvoyance de lire ce blog éclairé), ne peut lire que 1500 signes soit 25 lignes de texte informatique). Ainsi, mes articles ne sont clairement pas accessibles au quidam moyen et vous qui en êtes arrivé à ce niveau là du texte, si vous désirez continuer, ferez un effort intellectuel immense. D’où l’intérêt de travailler en rédaction pour qu’un grand méchant coupe impitoyablement dans vos écrits. D’ailleurs, je fais une pause pour rentrer en concertation avec moi-même… Voilà, je suis unanime (mais pas très drôle).
Ne pas se fixer d’objectifs
Fatalement, il est très difficile d’écrire tous les jours d’autant qu’on n’est pas dans un quotidien national et qu’aucun chèque ne m’attend à l’issue de ces pages. Vient alors la journée au cours de laquelle on n’a pas le temps d’écrire. Alors on se dit qu’on fera deux articles demain, et puis trois. Et puis qu’on se rattrapera aux vacances. Et on fait un « burn out » ou on meurt prématurément. Non, on s’en fiche et on écrit parce qu’on veut dire quelque chose. Et si on a rien à dire, on se tait, comme je ne le fais pas là mais je le ferai dans l’été pendant mes VACANCES.
Oui, je suis libre
Bref, tout cet article pour entretenir mes méninges et rappeler que l’écriture est une expression manifeste de la liberté (la valeur que la droite est censée défendre entre deux affaires à l’UMP). À l’heure d’Internet, plus personne ne peut me censurer et je ne serai jamais en manque de « papier ». De toute façon, ce qui compte aujourd’hui est le référencement. Alors mieux vaut faire pour son lecteur un très bon article tous les dix jours qu’un mauvais chaque jour.
Conseil aux apprenti-journalistes : Conduisez une campagne politique, cela vous coûtera moins d’argent qu’une année d’école de journalisme (4500 € pour ma pomme que le contribuable devrait me rembourser d’ici deux ans) et ce sera sûrement plus formateur.

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