Éditorial de la semaine du 9 au 16 juin 2014. Chaque semaine, je développe trois événements d’actualité qui ont attiré mon attention. Et à part la victoire française en double de Roland-Garros, seule l’actualité politique a retenue mon attention.
Il sera le Président qui aura redécoupé les régions (si les parlementaires de gauche acceptent de perdre leur mandat). C’est donc sur un coin de table que François Hollande a bâclé, lundi soir, une carte de 14 régions pour favoriser ses copains socialistes et voir où le FN embêterait le plus l’UMP. Ainsi, il a créé une super-région de Dreux à Royan. N’aurait-il pas été plus simple de se calquer sur les régions de vote des européennes ?
On voulait faire des économies : il n’y en aura pas. Qui va oser requalifier des fonctionnaires ? Mais le plus triste est la réaction des Français qui confondent identité et administration. Les régions existent depuis 1956. Modifier le siège du conseil régional n’aura donc aucune incidence sur notre sentiment d’appartenance local.
Tout cela pour cacher et permettre le vote accéléré de la Loi Taubira. Les peines planchers sont supprimées, on continue de détricoter ce que Sarkozy avait installé. Maintenant, vous n’irez plus en prison si vous êtes condamnés à moins de 5 ans de prison. Mais que font ces courtes peines que je croise au centre pénitentiaire de Fleury ?
Un autre président qui lui nous quitte. Il aura plafonné à 3 % de popularité tout au long de son mandat : Jean-François Copé a démissionné de la présidence de l’UMP. Maintenant, ils sont presque tous contre lui, hypocrites et lâches de tirer sur une ambulance. On comprend mieux le rejet des comptes de campagne du candidat Sarkozy. Certainement, qu’ils ignoraient tout cela et qu’on va les croire. Désormais, pour effacer la dette de l’UMP, on va changer le nom du parti. Dommage qu’on en ait pas changé les cadres pour éviter le trio des éclopés : Juppé, Raffarin et Fillon.
L’actualité de la fin de semaine a surtout été marqué par l’anniversaire du débarquement du 6 juin 1944. Honte à moi de voir surtout dans ces commémorations la célébration de l’invasion de la France par la culture américaine. Et heureusement que nous avions De Gaulle. Les médias ne se sont pas beaucoup arrêtés sur cette violente dispute entre Hollande et Obama, dégradant un peu plus l’image de notre pays. On a compris l’indépendance de l’exécutif et du judiciaire aux États-Unis. Dommage que la séparation des pouvoirs ne s’applique pas dans le pays qui les a vus théorisées. Pauvre France !
Retrouvez aussi ici mon précédent éditorial et ceux d’avant dans la rubrique « Éditorial ».

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