Non pas tant le fait de passer un partiel qui est une étape normale d’un parcours d’étude. Mais de traiter en « analyse de l’actualité » du traitement de l’affaire Alstom par le Gouvernement. Plus déprimant que de lire de nos jours Le Figaro ou Valeurs Actuelles…
Le sujet était : « La fusion annoncée d’Alstom avec Général Electric marque-t-elle un échec du Gouvernement en matière de politique économique ? » Que répondre sinon de taper sur l’incompétence de ceux qui nous gouvernent, gauche comme droite ?
J’ai donc écrit un article de trois paragraphes :
I. Alstom choisit l’exil fiscal. Ils veulent déplacer leur siège aux États-Unis pour payer moins d’impôts. Cela ne fonctionnerait pas avec Siemens à cause des lois fiscales européennes. Qui n’en ferait pas autant à leur place ?
II. Alstom est une entreprise privée. Elle n’a aucun devoir envers l’État français. Montebourg peut donc gesticuler, cela ne changera rien. Et TOUS nos gouvernants n’avaient qu’à pas de leur donner des fonds pour les renflouer (d’abord en 2004 ; Fillon en 2009). À vos impôts, contribuables.
III. Il n’y a plus de grandes entreprises industrielles en France depuis que le PS les a coulées en 1981 à force de privatisations/nationalisations. Elles ne sont, de toute façon, pas compétitives au niveau mondial. Enfin, le Gouvernement étouffe fiscalement nos entreprises au moyen d’impôts confiscatoires. À quand la diminution de l’impôt sur les sociétés ?
Là-dessus, j’ouvrais sur le fait qu’on réclame plus d’une Europe qui gérerait toute notre économie alors qu’on est déjà incapable de gérer la nôtre. Avec des députés européens qui hormis le Front de gauche sont tous prêts à collaborer pour créer le Grand marché transatlantique, et imposer le TAFTA.
Certes, l’ultralibéralisme n’est pas la solution pour relancer l’économie. Et il ne sert plus à rien de lutter sur un marché de l’énergie que nous avons perdu d’avance. Alors innovons pour avoir le monopole sur les nouvelles énergies, notamment celles issues de la croissance verte (écologiques).
En attendant, nos gouvernants attendent que la crise finisse et ne font aucune des réformes de rigueur, pour ne pas dire d’austérité, nécessaires à assainir notre économie. Pour autant que ce soit difficile avec un PS qui a rompu avec le capitalisme, on ne comprend pas une semblable attitude venant de l’UMP.
Belle politique intergénérationnelle de l’UMPS que de nous laisser dettes et intérêts parce que les générations antérieures sont toutes trop lâches pour accomplir ce qui est juste.

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