Sur la lancée des élections municipales et communautaires, j’ai reçu de la part de l’Alliance écologiste indépendante (AEI) une proposition d’intégrer leur liste régionale aux élections européennes. J’ai refusé pour plusieurs raisons que je vais développer ici.
1. Des convictions trop différentes
L’AEI est un mouvement écologiste. Or, je ne suis pas écolo car je ne pense pas que l’écologie puisse être une fin suffisante pour être le thème principal d’une campagne électorale. Je souhaite que mes contemporains adoptent une attitude responsable de développement durable et de respect de l’environnement. Pour autant que je sois plutôt d’accord avec le programme de ce parti, je ne le cautionne pas entièrement.
2. Conserver son indépendance face aux sirènes
Pendant plusieurs mois, j’ai conduit une liste réellement indépendante. Je ne tiens pas à brouiller ceux qui m’ont soutenu en cédant aux sirènes de l’opportunisme politique. L’arrivisme me répugne, même si je n’y suis pas insensible. Mais je n’ai pas un melon suffisamment gros pour en être réduit à me présenter partout où je peux. Plutôt sérieusement préparer les cantonales de 2015 (ou 2016 ?).
3. Se préserver de la défaite
J’estime, à ce jour, que l’AEI ne fera pas un grand score à cette élection qui sera très disputée. Je ne souhaite donc pas m’engager pour aller vers la défaite. Est-ce être lâche que de refuser de monter dans un bateau que l’on sait aller vers un naufrage ? Non, car je ne dois rien à ce parti et que je n’ai aucune obligation envers eux. Perdre aux municipales a été trop douloureux pour que je me reprenne un nouveau camouflet de suite.
4. Un problème avec l’Union européenne
Je ne crois pas en l’Union européenne actuelle. Je crois que la paix n’est qu’une circonstance due à deux chocs terribles de 10 puis 55 millions de morts européens. Erasmus ou les facilités pour déménager dans l’UE n’ont aucun attrait sur moi. J’en veux à tous les centristes bien-pensants qui nous ont installé dans un moule qui étouffe les citoyens et les peuples pour valoriser des systèmes étatiques, sensibles aux groupes de pression.
5. Je ne sais déjà pas pour qui voter
31 listes en Île-de-France vont se disputer ma voix. À quinze jours du scrutin, je ne sais pas encore pour qui voter. Maintenant qu’en toute incohérence les eurosceptiques se portent candidats, je me dis que la seule vraie manière de dire que je ne suis pas d’accord est de voter blanc. Ainsi, je ne donne aucun argent à aucun parti. Mais est-ce responsable ? En faisant cela, je me coupe de pouvoir me plaindre. Encore quinze jours de réflexion.
Je veux encore une fois remercier l’AEI de sa confiance. Je leur souhaite bon courage et bonne chance dans cette élection. J’espère que les citoyens se déplaceront en masse afin d’exprimer leur point de vue.

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