Dimanche 5 mai 2014, je me suis rendu à la salle des fêtes de Savigny afin d’assister à l’ultime représentation de « Rose, la musicale« . Outre la performance scénique, le plaisir manifeste des comédiens et l’agréable spectacle proposée, ma fin d’après-midi fut gâchée par trois considérations d’ordre moral. En cause, trois passages de la pièce qui m’ont interpellé pour ne pas dire choqué.
Le synopsis
Rose est l’Histoire d’une jeune fille qui emménage dans un royaume imaginaire dont le Roi tombe amoureux. Mais elle ne l’aime pas et lui fait savoir jusqu’à un fameux soir…
Du rapport à l’alcool
Ce soir-là, une fête est donnée par le Roi en l’honneur de Rose. Et ils s’avouent leurs sentiments réciproques (alors que jusque-là, Rose détestait le Roi). Pourquoi cette libération sentimentale ? Parce que nos deux amis sont saouls, pintés, pétés, bourrés, torchés… Faut-il y comprendre que l’alcool aide à surpasser ses peurs ? Qu’il faut boire pour séduire ? Que vaut une relation qui commence sur un état d’ébriété ? N’est-on pas à la limite du viol ? Pourquoi en 2014 les jeunes ont besoin de tout cela pour sauter le pas ?
Du rapport à la drogue
Plus tard dans la pièce, on retrouve la sorcière de Blanche-Neige qui tente de convaincre Rose de manger une pomme empoisonnée. Et pour la persuader, la sorcière utilise un argument qui convainc notre princesse moderne : fumer un joint serait comme manger une pomme sans la saveur de la pomme. N’ayant jamais fumé, je ne peux pas le savoir, mais je pense que la comparaison est flatteuse pour la pomme qui ne créé pas de rapport de dépendance addictive (sauf le cidre)… Je constate que les jeunes sont de plus en plus nombreux à fumer publiquement. Manifestement, tous les discours des bien-pensants n’ont pas l’air très efficace sur la drogue.
De l’image de la religion
Le prêtre qui doit marier Rose fait une apparition de 5 minutes. Naturellement, il est habillé comme au XVème siècle avec une calotte et une robe de bure. Il est efféminé. Il doit de suite après le mariage détruire une usine de préservatifs, empêcher une jeune fille d’avorter et manifester contre le mariage gay. Comme tous les prêtres, quoi !
Cette pièce est politiquement incorrect car le prêtre n’est pas pédophile et que la religion chrétienne y est visible au détriment des religions juives, musulmanes, hindouistes, païennes…
Conclusion
Ce travail d’écriture de jeunes de 16 ans est précieux pour comprendre une génération. Ne soyons pas naïfs, nous connaissons les ravages de l’alcool et de la drogue sur les jeunes. Nous savons aussi qu’il est de bon ton de taper sur la religion chrétienne. Voilà le résultat de plus de 50 ans d’abandon de métapolitique par les hommes politiques, de toutes tendances confondues avec une plus grande faute sur la droite. Continuons ainsi. Avec des moutons sans structures et addicts, il sera plus facile de casser la liberté des hommes. Vive la servitude volontaire.

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